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GHANA

Date de début : 1986

Date de fin : 2003

Directeur/Coordonnateur du programme-pays : Eugenio Martinez (1986-89) ; Marcel Galiba (1990) ; Wayne Haag (1991-2003) ; Benedicta Appiah-Asante, Coordonnatrice nationale (1997-2003)

Historique et principales activités :

C'est au Ghana (et au Soudan) en 1986 que la SAA a démarré ses travaux en Afrique. L'Afrique d'est en ouest se relevait de deux années d'une sécheresse grave et parfois extrême. Sur le terrain, la faim était chose commune.

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L'ancien Président des Etats-Unis Jimmy Carter et Rosalynn Carter observent une Ghanéenne qui puise l'eau d'une mare

SG 2000 a travaillé avec le ministère de l'Alimentation et de l'Agriculture du Ghana, par le biais du Département des services de vulgarisation agricole. Pendant ses cinq premières années d'existence, le programme Global 2000 du Carter Center a géré SG 2000-Ghana. Sur la totalité de ses 17 années d'existence, SG 2000-Ghana a fourni une formation et un appui logistique à près de 1.000 agents de vulgarisation. Une formation a été dispensée à plus d'un million de producteurs. La productivité du maïs et de plusieurs autres denrées de base a sensiblement augmenté.

Les démonstrations technologiques étaient au cœur du programme initial. L'objectif était de déterminer s'il existait une technologie améliorée afin de doubler, voire, tripler les rendements actuels de denrées de base par les petits producteurs. Les principaux outils à disposition étaient de grandes parcelles d'essais de production (PTP) d'environ 0,4 hectare. Les agriculteurs ont ensemencé environ 145.000 PTP à travers le pays. Les formules de production préconisées pour les PTP comprenaient des variétés améliorées, des semis en ligne et des quantités modérées d'engrais chimiques. Les résultats furent impressionnants. Les rendements moyens de maïs obtenus sur les PTP (3 à 3,5 t/ha) étaient deux à trois fois supérieurs aux rendements traditionnels des producteurs (1,2 t/ha).

Il ne fait aucun doute que dans les cinq premières années du projet, la supériorité du rendement obtenu avec les variétés de récolte et les technologies de production préconisées par l'Institut de la recherche agronomique (CRI) et les centres internationaux avait été confirmée. Le potentiel pour transformer radicalement la production agricole des petits producteurs était certes là mais la question était de savoir comment faire de ce potentiel une réalité.

L'équipe SG 2000 et leurs collègues du MOFA ont accordé de plus en plus d'attention aux enjeux soulevés par l'adoption et la dissémination des technologies. Des problèmes de fournitures d'intrants, d'accès au crédit, d'interactions avec le marché et de valorisation planaient dangereusement sur le radar de la SAA. Elle a donc décidé de voir si elle pouvait réduire une partie de ces problèmes.

Maïs à plus forte teneur en protéines (QPM) – Le régime alimentaire ghanéen dépend fortement de racines et de tubercules féculents, comme le manioc, les ignames et le taro, riches en fibres mais faibles en protéines. Le maïs, faible en protéine de qualité supérieure mais riche en protéines, est aussi un élément essentiel du régime alimentaire ghanéen. Le niébé, riche en protéine, était généralement considéré comme une denrée de luxe pour bon nombre de petits producteurs.

Le CRI a travaillé avec le CIMMYT à la recherche et au développement du maïs pendant près de dix ans avant le début des opérations de SG 2000-Ghana. En 1986, un certain nombre de variétés tropicales de maïs à pollinisation libre et à haut rendement étaient distribuées au public au Ghana. Et des variétés de maïs de la seconde génération étaient bien avancées en termes de recherche, offrant une plus grande résistance aux maladies et de meilleures qualités nutritionnelles. Le CIMMYT est un leader dans le développement de maïs à teneur supérieure en protéines (QPM) ; il s'agit d'un maïs d'apparence ordinaire et de goût normal qui renferme deux fois plus de lysine et de tryptophane que le maïs ordinaire. Il améliore le quotidien nutritionnel des pauvres ruraux qui dépendent du maïs en guise de première source de protéines. Il est particulièrement important pour les mères et les nourrissons. SG 2000 a farouchement soutenu le programme de recherche sur le QPM du CRI. En 1992, la remarquable variété de maïs QPM amélioré à pollinisation libre, Obatanpa, a été mise à la disposition des agriculteurs ; SG 2000 a soutenu la production de semences QPM et les programmes de démonstration vulgarisateurs qui intégraient une option technologique de maïs faisant appel à l'Obatanpa.

Production de semences – Dans le cadre de son programme d'ajustement structurel, le gouvernement du Ghana a fermé la Compagnie semencière du Ghana en 1989. C'était une organisation parapublique qui n'avait pas réussi à se transformer en entreprise semencière viable. Néanmoins, sa fermeture laissait un vide entre les travaux de recherches du CRI pour mettre au point de nouvelles variétés de céréales alimentaires et le système d'approvisionnement en semences qui fournissait des graines améliorées aux producteurs. Le MOFA a mis au point une stratégie semencière publique-privée. Il a fait appel à des semenciers privés pour produire les variétés développées par les chercheurs du CRI. Une organisation semi-publique toujours opérationnelle, le Grains and Legume Development Board (GLDB), s'est vue confier la production de semences de base pour les variétés distribuées par le CRI que les entreprises semencières privées souhaitaient planter. SG 2000-Ghana s'est engagé à soutenir vigoureusement l'établissement de ce système, en se concentrant principalement sur la chaîne semencière du maïs.

Une formation a été dispensée à tous les intervenants de la chaîne semencière, depuis la production de semences de prébase jusqu'à la production de semences certifiées. L'Inspectorat des semences du Ghana (GSIU) opérait comme une organisation de développement mais aussi comme un organisme de certification, c.-à-d. qu'il aidait à former les semenciers privés à adopter de bonnes pratiques de production de semences. SG 2000 a fourni des camionnettes et des motos au personnel d'encadrement sur le terrain du GSIU et il a contribué aux coûts opérationnels. SG 2000 a également accordé des prêts et des microsubventions à des semenciers privés pour les aider à financer la production et les opérations de conditionnement des semences. Le nombre de semenciers privés a grimpé à plus de 100. La production de semences certifiées a sensiblement augmenté.

Manutention et stockage du grain post-récolte – Au cours de 1990, SG 2000, l'Unité de développement post-récolte du MOFA (PHDU) du Département des services agricoles et la DAES ont mis au point un plan détaillé – en collaboration avec des experts nationaux et internationaux en technologies post-récolte – afin de guider la mise en œuvre d'un nouveau programme de vulgarisation des technologies post-récolte. Ce programme a été activement poursuivi de 1991 à 1997 et il a débouché sur la construction de plusieurs milliers de cribs étroits et sur plus de mille patios de séchage en ciment. Des structures sécurisées, associées à de meilleures façons de traiter le grain moissonné – égrenage mécanisé, séchage consciencieux et protection chimique contre les insectes pendant le stockage – permettent de réduire sensiblement les pertes, qui peuvent atteindre 20 à 40 pour cent dans les entrepôts traditionnels de stockage.

Un meilleur entreposage garantit aux familles d'agriculteurs une plus grande sécurité alimentaire, leur permet de conserver une plus grande part de leur récolte pour leur propre consommation (y compris l'alimentation animale) ou pour la vente sur les marchés, et diminue la nécessité de vendre lorsque les prix sont bas (c'est-à-dire aussitôt après la moisson). En 1992, SG 2000-Ghana a inauguré un programme de formation et de démonstration qui a mobilisé des centaines de vulgarisateurs et des milliers de producteurs pour qu'ils construisent, avec des matériaux localement disponibles, des structures de stockage de céréales d'une capacité d'une à deux tonnes, capables de mettre le grain à l'abri des attaques de rongeurs et d'insectes. Huit cents vulgarisateurs ont bénéficié d'une formation pratique et, en travaillant avec des agriculteurs, ont permis la construction de centaines de structures améliorées et de patios de séchage susceptibles de servir de points de démonstration pour la diffusion des principes à d'autres producteurs.

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Dans le nord du Ghana, des agricultrices utilisent des broyeurs humides pour la transformation du beurre de karité

Agroindustrie – Pour valoriser leur récolte, les agriculteurs peuvent transformer les produits primaires en denrées de plus grande valeur, que ce soit pour l'alimentation humaine ou pour les fabricants d'aliments pour animaux. En 1993, la SAA a monté un projet avec l'Institut international d'agriculture tropicale (IITA) pour mettre au point et distribuer des outils améliorés et de simples engins destinés à l'agroindustrie. Avec cet équipement, la transformation devient moins pénible qu'avec les méthodes traditionnelles, et c'est particulièrement intéressant pour les femmes, auxquelles reviennent en grande partie la transformation et la commercialisation des cultures vivrières en Afrique. Les activités du projet se sont concentrées sur le Ghana et le Bénin. L'essentiel des travaux se sont axés sur l'introduction d'engins et d'équipement améliorés pour la transformation du gari, une farine de manioc fermentée. Le personnel de la SAA a travaillé avec des douzaines de groupements d'agricultrices pour former des coopératives afin de vendre leur gari amélioré aux consommateurs.

Travail de conservation du sol – Le travail de conservation du sol (TCS) est une technologie de gestion culturale qui vise à réduire le besoin de binage et de labourage pour préparer le sol. Il réduit de moitié le travail requis avant les semis et peut quasiment supprimer le besoin de sarcler, un avantage considérable pour les femmes en particulier. Grâce au paillis, le sol conserve plus d'humidité et risque moins d'être érodé. De plus, en se décomposant, le paillis aide à améliorer de façon durable la teneur du sol en matières organiques, et contribue donc à la santé du sol.

In 1993, un collectif de conservation du sol a vu le jour – réunissant le CRI, MOFA, SG 2000 et Monsanto. Il a commencé par un examen des données de recherche et par quelques nouvelles expériences de validation, puis des parcelles de vérification/démonstration ont été mises en place dans les champs des producteurs l'année suivante. En 1996, la technologie de conservation du sol était devenue un élément régulier des programmes de démonstration des cultures, notamment dans le grenier à maïs du Ghana, qui comprend certaines parties des régions de Kumasi, Brong-Ahafo et du nord. Un succès considérable a été obtenu dans la dissémination de la technologie de conservation du sol.

Systèmes de fourniture d'intrants aux petits producteurs – Le désir des agriculteurs de participer au programme de PTP du MOFA/SG 2000 était très fort. Le nombre de PTP est passé de 40 en 1986 à 76.000 en 1989. Le nombre d'agriculteurs a augmenté si vite qu'il est devenu difficile de les encadrer après les deux premières années du programme. Ni le ministère de l'Agriculture ni SG 2000 n'avaient les capacités organisationnelles suffisantes pour gérer un programme aussi vaste. Les fonctions d'acquisition et de distribution des intrants et de recouvrement des prêts sont devenues trop lourdes pour les vulgarisateurs. Le suivi et le rapportage administratif en ont pâti et, en 1989, le taux de recouvrement des prêts PTP a chuté, passant de 80 % l'année précédente à 45 %. Les pressions montaient pour extirper les vulgarisateurs des secteurs de la distribution d'intrants et du recouvrement des prêts.

SG 2000 a mis au point une initiative avec des agrodistributeurs privés en vue de fournir des intrants aux producteurs participants à des programmes nationaux de démonstration de cultures, aux termes de laquelle des lignes de crédit étaient accordées par les banques ou par d'importants fournisseurs grossistes en vue de l'achat et du conditionnement de « packs d'intrants » mis en vente à l'intention des producteurs. Des liens trilatéraux se sont établis entre la Banque de développement agricole du Ghana (GhADB), les dépositaires et les agriculteurs participant aux programmes de démonstration. La GhADB versait de l'argent aux dépositaires pour la fourniture des intrants approuvés et les agriculteurs remboursaient la GhADB après la récolte. Dans le cadre de cet arrangement, SG 2000-Ghana a accepté de financer initialement la plupart des frais liés à la passation des commandes et à l'enregistrement et au recouvrement des prêts.

Programme SAFE – Les programmes-pays SG 2000 soutiennent vivement la formation technique professionnelle du personnel de vulgarisation en première ligne, des agents qui ont souvent une bien mauvaise appréciation des sciences agricoles et des compétences limitées dans le domaine de la communication. Seuls 15 % d'entre eux étaient titulaires d'un diplôme supérieur ou d'une licence en agriculture, généralement délivrée par une université. Ainsi, dès le départ, la SAA a entamé des recherches pour identifier des modèles d'études universitaires pratiques en vulgarisation agricole.

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Une étudiante en milieu de carrière au Collège agricole de Kwadaso discute de son projet de stage supervisé dans une entreprise de cacao avec son directeur de thèse. Derrière elle, on peut voir des agriculteurs du district de Tafo dans l’Est du Ghana, qui admirent la bonne santé des jeunes plants hybrides de cacao vantés par l’étudiante.

Cette recherche a mené à l'établissement en 1992 du Fonds Sasakawa pour l'Afrique de formation à la vulgarisation (SAFE). Un partenariat a été établi dès le départ avec Winrock International et des activités de programme conjointes ont été entreprises depuis lors. Un jalon important dans l'histoire du SAFE a été quand l'université de Cape Coast (UCC) au Ghana a accepté de développer un programme novateur de licence pour les vulgarisateurs en milieu de carrière, titulaires d'un certificat d'études post-secondaires ou d'un diplôme d'études agricoles.

Le programme de l'UCC a ensuite donné naissance à des cursus de licences ou de diplômes dans 14 universités et collèges de 9 pays. Le programme d'anciens élèves SAFE compte désormais plus de 800 hommes et femmes au Ghana et 3.000 membres dans neuf pays. Leurs performances académiques ont été remarquables, avec un taux d'abandon quasiment nul et tous ont pu progresser dans leur carrière, souvent à des positions d'encadrement supérieur au sein du MOFA et au-delà. Une évolution importante est apparue dans le cursus, avec une perspective par filière intégrée dans les services consultatifs agricoles aux petits producteurs.

Gestion et renforcement d'un programme-pays arrivé à maturité – En 1995, SG 2000-Ghana est entré dans un nouveau mode opératoire appelé Phase II. Dans ce nouveau mode, le Programme n'avait plus de directeur national expatrié mais c'était un coordonnateur national qui guidait les efforts. En Phase II, SG 2000-Ghana a maintenu son appui à quatre domaines principaux d'activités : technologie et transfert de production, activités post-récolte, production et distribution de semences et développement du maïs QPM. Après neuf années de collaboration, SG 2000-Ghana a mis un terme à la plupart de ses responsabilités de gestion d'activités conjointes avec le MOFA et il a laissé à ce dernier le soin de décider ou non de les intégrer dans son programme en cours.

En 2000, le Conseil d'administration de la SAA a approuvé une prolongation de 3 ans du SG 2000-Ghana, mais il a instamment prié la direction du programme-pays de se concentrer sur un nombre relativement modeste de districts, pour y intégrer différentes composantes du programme – production agricole, gestion et agrotransformation post-récolte, ainsi que formation et renforcement des capacités institutionnelles – de manière à ce que ces districts puissent servir de sites de démonstration pour les autres régions.

SG 2000-Ghana a officiellement cessé ses activités en 2003, mais la SAA continue d'entretenir des liens étroits avec plusieurs institutions du Ghana. Jusqu'en 2009, la collaboration a continué avec le CRI dans la recherche et le développement du maïs QPM et avec le MOFA dans le domaine de l'agroindustrie. Le SAFE entretient d'excellentes relations avec l'UCC de Cape Coast depuis 1993.

Principaux résultats :

La production de maïs du Ghana a été multipliée par 2,5 entre 1986 et 2002, près de la moitié de cette évolution provenant directement de gains de productivité. Des hausses notables de la production dues à un accroissement de la productivité ont également été enregistrées pour le riz, le manioc et le sorgho.

Les agriculteurs ont construit environ 4.000 cribs de séchage, principalement dans les régions sud du pays où les pertes post-récolte étaient les plus élevées. Cela leur a permis de stocker leur excédent de grains de manière plus performante et d'éviter dans une large mesure d'avoir à vendre leur récolte à l'époque de la moisson, au moment où les prix sont normalement à leur plus bas.

SG 2000-Ghana a été le pionnier d'un système de crédit faisant intervenir les institutions bancaires formelles. La Banque de développement agricole du Ghana (ADB) a débloqué un crédit pour l'achat d'intrants à un groupement d'agriculteurs qui avait déjà entièrement remboursé les prêts de la campagne précédente. Des coûts de transaction élevés conjugués à des prêts consentis à un très grand nombre de petits exploitants ont entraîné la suspension du programme au bout de quatre ans. Le problème de la fourniture de crédit à la production (sur des périodes de 9 à 12 mois) pour les petits producteurs reste une grave contrainte à l'adoption de formules technologiques à haut rendement.

SG 2000-Ghana a contribué au développement de l'industrie semencière privée du pays. La production de semences par des semenciers privés a progressivement augmenté à partir de 1991. La production de semences certifiées de maïs par 150 multiplicateurs immatriculés est passée de 317 tonnes en 1990 à 1.361 tonnes en 1997, avec 77 % des semences de maïs de la variété QPM, Obatanpa. En outre, des semences certifiées de riz, de niébé, de soja, d'arachide et de sorgho ont aussi été produites. Malgré de bonnes performances en termes de qualité des semences au fil des ans, l'industrie semencière du pays continuait de se battre pour établir une assise économique solide. Le coût élevé des intrants de production (surtout les engrais), des prix aux producteurs relativement bas et un accès limité au crédit commercial bridaient les investissements par les semenciers. Des coûts analogues et des problèmes de financement ont limité la demande en semences certifiées par les agriculteurs ghanéens.

L'aide apportée au développement et à la diffusion des variétés de maïs QPM est une réalisation majeure du programme SG 2000-Ghana. A la fin du programme, les producteurs ghanéens plantaient plus de 300.000 hectares sous variétés QPM et sous hybrides distribués par le CRI, et ces QPM se propageaient à d'autres pays d'Afrique. Le Mali, le Burkina Faso, le Nigéria, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mozambique, l'Ouganda, le Malawi, l'Afrique du Sud, le Zimbabwe et l'Ethiopie ont tous reçu des variétés QPM et hybrides produites au Ghana.

SG 2000-Ghana a joué un rôle décisif dans l'introduction des techniques de conservation du sol au Ghana. Une évaluation extérieure en 1998 menée par le CIMMYT et le CRI estimait que 100.000 hectares étaient ensemencés en respectant des techniques de conservation du sol. Des estimations officieuses récentes (Kofi Boa) suggéraient que cette superficie avait doublé en 2010.

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