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Voir la rubrique Personnel pour obtenir un complément d'information.

Historique du programme SG 2000-Mali

Le programme Sasakawa Global 2000 a démarré en juin 1996 au Mali. Marcel Galiba a été son Directeur national de la naissance du programme jusqu'en 2010. Un mémorandum d'accord a été signé et un partenariat a été forgé avec le ministère de l'Agriculture. Le mode de fonctionnement du programme était très simple. Il reposait sur les efforts d'un membre expatrié du personnel et d'une petite équipe d'employés locaux pour épauler les efforts d'agents de vulgarisation du ministère de l'Agriculture travaillant aux niveaux national et régional.

La vision globale du SG 2000-Mali consistait à capitaliser sur une agriculture moderne, fondée sur la science pour faire progresser la cause de la sécurité alimentaire et contribuer à la croissance économique d'une nouvelle classe de petits producteurs commerciaux, progressistes et prospères. Au départ, le programme SG 2000-Mali s'est axé sur l'amélioration de la productivité et de la production agricoles. En 2006, le programme a changé de cap pour privilégier l'identification de synergies tout au long de la chaîne de valorisation des produits alimentaires. Le personnel de SG 2000-Mali a travaillé avec des agriculteurs pour former des organisations paysannes viables capables de fournir une panoplie de services à leurs membres – depuis la fourniture d'intrants, la manutention et le stockage post-récolte, en passant par l'agrotransformation et jusqu'à la commercialisation des produits agricoles.

Priorités, activités et partenariats du programme actuel

SG 2000-Mali a élaboré, en partenariat avec le ministère de l'Agriculture, un plan pour la période de 2009 à 2013. Ce plan phare était plus détaillé et étoffé pour s'aligner sur le nouveau plan stratégique de la SAA, 2012-2016, qui poursuit une expression plus large de la chaîne de valeur et comprend un programme dynamique de suivi-évaluation, apprentissage et dissémination.

Les objectifs du SG 2000-Mali sont d'atteindre la sécurité alimentaire pour les petits agriculteurs familiaux par le biais d'une stratégie sur deux fronts. L'un plaide pour un développement accéléré de l'agriculture commerciale et des économies rurales. L'autre plaide pour des programmes de type filets de sécurité pour ceux qui sont trop faibles ou trop pauvres pour se nourrir eux-mêmes.

Les priorités du SG 2000-Mali sont alignées sur les politiques de développement agricole du pays, y compris le Plan stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté, les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et le Programme pour le développement économique et social. Des interventions sont actuellement en cours d'exécution dans quatre régions (Koulikoro, Sikasso, Ségou et Mopti), 13 cercles, 55 communes et 136 villages.

La mise en œuvre du programme SG 2000-Mali repose sur des partenariats stratégiques, y compris des partenaires du secteur public (DNA ; NARS-IER, IPR/IFRA), des partenaires internationaux (ICRISAT, PAM, INTSORMIL, AGRA, FIDA/CIRAD), des partenaires du secteur privé (fournisseurs d'intrants et agrotransformateurs) et des organisations de la société civile (AOPP, organisations paysannes, CDV, APCAM). La Direction nationale de l'agriculture (DNA), principale institution publique de vulgarisation du pays, s'est associée avec SG 2000-Mali dans la mise en œuvre de démonstrations technologiques par le biais de Parcelles à option technologique (TOP) et de démonstrations destinées aux femmes (WAD). La participation des agriculteurs est garantie durant l'identification des besoins de technologies appropriées par le biais des Comités de développement villageois (CDV) et des organisations paysannes et par la mise en œuvre de TOP et de WAD avec le soutien technique d'agents publics de vulgarisation et de vulgarisateurs villageois sélectionnés parmi les producteurs.

Un partenariat avec le Système national de recherche agricole (NARS) faisant intervenir l'Institut d'économie rurale (IER) et le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR), y compris l'ICRISAT et l'ADRAO, entend obtenir l'accès à des technologies agricoles améliorées et des innovations.

SG 2000-Mali s'est aussi associé à INTSORMIL, divers agrodistributeurs, des associations d'agrotransformateurs et des organisations paysannes pour faciliter l'accès des petits exploitants aux intrants de production et aux marchés. Nous avons aussi travaillé avec l'initiative Achats pour le progrès (P4P) du Programme alimentaire mondial depuis 2009, afin de mieux relier les petits producteurs vulnérables aux marchés.

SG 2000-Mali collabore avec différents partenaires sous l'égide de l'Assemblée permanente de la Chambre d'agriculture afin d'organiser la Bourse nationale annuelle de produits agricoles, créée en 2005.

Le programme SG 2000 actuel, aligné sur les objectifs stratégiques de la SAA, est développé dans cinq domaines thématiques.

Amélioration de la productivité agricole (Thématique 1)

L'équipe de la thématique 1 au Mali met en œuvre des Plateformes d'apprentissage agricole (PAA) au niveau du village/de la communauté. Chaque PAA comprend en moyenne trois Parcelles à option technologique (TOP) et trois parcelles qui sont exclusivement réservées aux agricultrices et plus connues sous le nom de « Démonstrations destinées aux femmes » (WAD).

En 2010, un total de 300 TOP et WAD ont été mises en place dans 100 villages répartis dans quatre régions administratives. Ces parcelles ont permis de démontrer des variétés améliorées de six cultures différentes (millet, sorgho, maïs, riz, arachide et niébé) ainsi que différentes options technologiques (notamment différents types et quantités d'engrais, une amélioration de la fertilité du sol, la lutte contre le striga et la culture intercalaire). Les différentes options technologiques démontrées dans les TOP et les WAD sont reprises ci-dessous. Les rendements moyens atteints dans les TOP ont été universellement plus élevés que les rendements nationaux moyens des cultures concernées et ont engendré des rapports coûts/avantages indicatifs tout à fait impressionnants.

Options technologiques comprises dans les TOP au Mali

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Systèmes post-récolte et agroindustrie (Thématique 2)

Les besoins et les priorités post-récolte à travers le Mali varient en fonction des systèmes de subsistance ruraux. En 2009, l'équipe de la thématique 2 au Mali a réalisé des enquêtes d’évaluation des besoins post-récolte destinées à identifier les interventions les plus prometteuses. Les enquêtes ont été révélatrices. Les cultures qui détiennent le meilleur potentiel de transformation sont le niébé (dans les systèmes de subsistance sahéliens), le maïs et le riz (dans les systèmes soudaniens). Pour faciliter une meilleure transformation de ces cultures (et de certaines autres), il faut avoir accès à du meilleur matériel (comme des batteuses polyvalentes et des égreneuses à maïs améliorées).

Pour s'inscrire dans cette logique, les activités en 2010 se sont axées sur la fourniture de formation aux fabricants et aux groupements de femmes. Les fabricants locaux ont reçu une formation dans la conception d'une moissonneuse et d'une nettoyeuse polyvalentes sur une période de trois semaines en décembre. Durant le stage de formation, les participants ont fabriqué et testé la moissonneuse polyvalente et la nettoyeuse de grain sur la base d'un prototype du Centre Salam.

Les pertes post-récolte tant d'un point de vue quantitatif que qualitatif constituent un défi pour le développement de nouvelles opportunités de marché aux niveaux national et régional. Les groupements de femmes de trois villages dans les régions de Sikasso et de Ségou ont participé à des séances de formation couvrant les opérations post-récolte de base et la prétransformation des principales céréales locales.

Partenariats public-privé et Accès au marché (Thématique 3)

SG 2000-Mali a soutenu le développement de compagnies semencières paysannes en leur apportant des capitaux de démarrage et de développement. Deux compagnies de ce type sont désormais opérationnelles dans les villages de Selinkegny et d'Ouré. A Selinkegny, les agriculteurs ont produit et vendu 4.840 tonnes de semences de maïs et de riz entre 2007 et 2010, alors qu'à Ouré, la production de semences a grimpé de 1.311 tonnes en 2001 à 31.931 tonnes en 2010.

Dans une autre initiative visant à faire participer des entreprises privées à la vulgarisation agricole, trois entreprises privées – Faso Kaba, TOGUNA et Arc-en-Ciel – soutiennent respectivement des démonstrations de semences, d'engrais et de produits agrochimiques.

En 2009, SG 2000-Mali a commencé à travailler avec le Programme alimentaire mondial (PAM) pour faciliter l'offre de denrées produites localement et destinées à l'initiative P4P du PAM. En 2010, 38 villages ont été sélectionnés pour faire partie directement de l'initiative P4P. Les membres d'organisations paysannes ont été formés à des techniques de culture, de stockage, de conditionnement, de gestion et de commercialisation. Un prix fort leur est offert afin de garantir la qualité et d'encourager la traçabilité des produits.

Au Mali, six organisations paysannes ont participé à l'initiative P4P en 2010. Elles ont fourni 85 % du millet et 97 % des volumes de sorgho prévus, pour une valeur totale de près de 170.000 US$.

Produits livrés au PAM au Mali dans le cadre du P4P en 2010

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SG 2000-Mali est aussi partenaire du projet de microdosage d'engrais parrainé par l'AGRA/IER au Mali, qui a démarré en 2009. En 2010, 963 parcelles de démonstration de microdosage et 20 stages de formation pratiques ont été mis en place dans le cadre du projet.

Développement des ressources humaines (Thématique 4)

Le programme de licence de l’Institut polytechnique rural de formation et de recherche appliquée (IPR/IFRA) au Mali, et les études préparant au diplôme du Collège agricole de Samanko ont enregistré des progrès réguliers, en termes d’augmentation soutenue du nombre d'inscrits, de nombre de diplômés et de travail de proximité avec les communautés rurales par le biais des Stages supervisés en entreprises (SEP) des étudiants. Le ministère de l'Agriculture reste engagé envers le programme et il a établi des dispositions budgétaires pour soutenir les SEP.

Une évaluation externe du programme de licence à IPR/IFRA a aussi été effectuée, avec le concours financier du Centre canadien d'études et de coopération internationale (CECI). Cette évaluation s'est fait l'écho des conclusions de la nouvelle Coordonnatrice technique pour le Mali et le Burkina Faso, Assa Kante, qui a consacré sa thèse de doctorat à une « Evaluation du programme de formation du Fonds Sasakawa pour l'Afrique de formation à la vulgarisation (SAFE) au Mali : impressions des diplômés sur l'impact de la formation et sur les opportunités et les contraintes liées aux projets de stages supervisés en entreprises (SEP). »

Les deux études ont conclu que les étudiants et les diplômés sont contents des programmes de formation, qui permettent aux vulgarisateurs de devenir de solides professionnels dans leur discipline. Le ministère de l'Agriculture, principal employeur des diplômés sortants, est également satisfait de la formation. Toutefois, les diplômés recommandent vivement que le cursus couvre un éventail de domaines plus large, y compris la transformation post-récolte, la commercialisation, la gestion des entreprises agricoles, la microfinance et les questions liées aux femmes pauvres en zones rurales.

Pour obtenir un complément d'information sur le programme et les statistiques du SAFE concernant les diplômés de milieu de carrière et les étudiants du SAFE dans les universités maliennes, consultez la rubrique Thématique 4 et Site web du SAFE.

Suivi-évaluation, apprentissage et dissémination (Thématique 5)

Au Mali, 2010 a été une année de renforcement de l'équipe de SEA&D, tout en apportant un appui aux autres thématiques et à différents partenaires maliens. L'équipe SEA&D a piloté des activités de suivi et d'évaluation pour tous les partenaires du programme P4P du PAM ; des agents de terrain ont été recrutés pour suivre les activités du P4P et rassembler les données de terrain dans les villages participants. Un stage de formation à l'intention des enquêteurs et des agents d'encadrement pour l'enquête de référence a été organisé du 15 au 17 septembre 2010, afin de veiller à ce qu'ils maîtrisent bien les instruments de l'enquête.

Principales réalisations du programme SG 2000-Mali

Depuis la création du programme SG 2000 en 1996, le Mali a réalisé des progrès importants dans l'amélioration de la production alimentaire. Durant les 15 années d'existence du programme SG 2000-Mali dans le pays, le total de la production céréalière a doublé. Pour ce qui est du maïs, une culture prioritaire du SG 2000, la production a plus que triplé. La production de riz a elle aussi presque triplé. La production de blé, qui partait d'un niveau de base très modeste, a presque quintuplé.

Parmi les autres réalisations importantes du programme, on peut citer :

  • Le développement d'une approche participative de la vulgarisation auprès des petits producteurs adoptée par le ministère de l'Agriculture par le biais de la Direction nationale de l'agriculture ;
  • Plus de 21.000 producteurs ont été touchés au travers de parcelles participatives de démonstration de technologies agricoles ;
  • 27.000 parcelles de démonstration de 1996 à 2005 ; et
  • des augmentations notables de la production des principales cultures (voir le tableau).

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  • Etablissement de 29 centres multiservices agricoles (p. ex. Nyèt@kènè) ;
  • La formation de fabricants locaux à la fabrication de matériel post-récolte ;
  • La démonstration de technologies améliorées post-récolte (battage, nettoyage et stockage/conservation) ;
  • Le développement d'un modèle d'agriculteurs sous contrat avec la participation de producteurs et d'agrotransformateurs de millet et de sorgho ;
  • La promotion d'une bourse nationale des produits agricoles ;
  • La promotion d'une bourse nationale des semences ;
  • Le développement d'un modèle d'entreprise paysanne de production de semences ;
  • La promotion de systèmes villageois de stockage des denrées alimentaires ;
  • L'achat groupé d'intrants de production et la commercialisation groupée par une association de producteurs de millet-sorgho par le biais d'un partenariat faisant intervenir des fournisseurs d'intrants, des acheteurs institutionnels (P4P) et des agrotransformateurs ;
  • La promotion d'organisations paysannes ;
  • La formation de producteurs et de vulgarisateurs ;
  • L'intégration d'un modèle de facilitateurs communautaires dans le système public de services de vulgarisation ; et
  • La formation de personnel de vulgarisation en milieu de carrière.
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